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Le fort de Souville

La résistance du massif fortifié de Souville, enjeu stratégique de la bataille sur la rive droite après la prise du fort de Douaumont, a permis à l’armée française de lancer les contre-attaques d’octobre 1916.

La cloche Pamart M4 du fort de Souville installée en 1917. - © D.R.

Fort de Souville - © D.R.

Adresse

Fort de Souville

55100 Fleury-devant-Douaumont

Tél : 03 29 86 14 18

Horaires

Accès libre

Tarifs

Accès libre

Construit en 1875-1877 puis renforcé en 1888-1889, le fort de Souville est un des premiers forts construits dans la cadre du système Séré de Rivières. Remarquable promontoire, il participe à la dernière ligne de fortifications sur les hauteurs de la rive droite de la Meuse.

Le fort dispose avant-guerre d’un central téléphonique de secteur, deux circuits souterrains sous plomb le reliant à Douaumont et à l’ouvrage de Thiaumont et des réseaux aériens avec d’autres forts et le central de Verdun. Il comprend également une garnison organique composée notamment de deux compagnies d’infanterie et deux sections d’artillerie, une tourelle système Bussière à éclipse pour deux canons de 155, une batterie de forteresse terrassée de 155 de Bange et un réseau de communication par boyaux.

Après leurs attaques massives entre février et avril 1916, les Allemands occupent la rive droite de la Meuse. Déjà maîtres du fort de Douaumont, ils s’emparent en juin du fort de Vaux et atteignent la crête jalonnée par l’ouvrage de Thiaumont, les ruines du village de Fleury et le fort de Souville. Ce dernier assure les communications entre les lignes de défense et l’arrière. Si les Allemands parviennent à s’en emparer, ils sont alors en mesure  de devancer les opérations françaises. Pour les français, garder la maîtrise du massif offre la possibilité de contre-attaquer et de reprendre les forts de Douaumont et de Vaux.

Entre juin et septembre, les Allemands multiplient les assauts pour tenter une percée. Le fort de Souville subit des bombardements journaliers qui diminuent ses capacités de défense. Le 23 juin, les Allemands s’emparent de l’ouvrage de Thiaumont et entrent dans les ruines de Fleury. Le fort résiste mais les contre-attaques françaises sont infructueuses. Le 11 puis le 12 juillet, les Allemands lancent une violente offensive et atteignent le fort, mais les assaillants sont arrêtés et faits prisonniers.

Aujourd’hui, une randonnée pédestre est accessible à l’entrée du champ de bataille située sur l’aire de repos de Souville. Le parcours balisé permet de découvrir le site de la tourelle Bussière, mais l’entrée y est interdite. Sur place, on peut observer la casemate Pamart pour mitrailleuses et une cloche cuirassée. Plus haut, il est possible d’approcher les ruines du fort mais l’accès n’est pas autorisé en raison de la dangerosité des ruines et de la protection des espèces de chauve-souris peuplant les galeries souterraines. Le chemin se poursuit jusqu’au plateau de la Vaux-Régnier, enjeux des combats au cours du printemps 1916.

  • 1875
    1889
  • 23 Juin
    1916
  • 11 Juillet
    1916
  • 12 Juillet
    1916
  • Août
    1916
  • Octobre
    1916
  • 1917
  • Construction et renforcement du fort de Souville

  • Violente offensive allemande. Le fort résiste, mais les Allemands s’emparent de l’ouvrage de Thiaumont et entrent dans les ruines du village de Souville. Echec de la contre-attaque française.

  • Violente offensive allemande. La batterie de Damploup est prise mais les assaillants sont arrêtés sur les pentes extérieures du fort. Echec d’une contre-attaque française dans le secteur de la Poudrière, au sud de Fleury.

  • La prise du fort de Souville est annoncée par erreur. Nouvel échec français dans le secteur de la Poudrière.

  • Reprise de l’ouvrage de Thiaumont et des ruines de Fleury

  • Début des contre-attaques françaises

  • D’importants travaux de remise en état sont entrepris. Trois casemates Pamart (14 cm épaisseur) dotées de 2 mitraillettes sont installées pour la défense rapprochée.